L'immobilier reprend des couleurs

Après deux ans d’attentisme, l’immobilier en France reprend son envol avec une forte demande dans le domaine du neuf et de l’ancien. Pour ce qui concerne l’immobilier d’occasion, les chiffres sont en baisse, mais pas au point d’inquiéter le marché.

Les raisons de cette reprise d’activités

En île de France comme dans plusieurs autres régions du pays, le secteur de l’immobilier a connu des chiffres spectaculaires et positifs pour la plupart. « Sur le plan national, 2017 atteint un record historique des transactions et une hausse modérée des prix », s’est réjoui le notaire Me Aurélie Bouvier en Isère. Cette avancée a une explication qui tient notamment en ces quelques points. D’abord depuis 2015, le secteur de l’immobilier français est sujet à un balbutiement qui s’est étendu à l’année 2016. Les reprises se sont fait sentir, mais n’ont pas été véritablement satisfaisantes. C’est sûrement ce retard qui a été comblé au cours de l’année 2017.

Ensuite, il faut mentionner la baisse du taux d’intérêt sur le crédit immobilier. Cette mesure gouvernementale a permis aux uns et aux autres de se lancer dans l’acquisition de nouveaux biens immobiliers. Il faut, en outre, ajouter que cette fièvre n’a pas été freinée en dépit de la hausse du prix de l’immobilier, notamment neuf et ancien. En général, il a été observé une hausse du prix de l’immobilier à hauteur de 5 %. Mais cette augmentation est à caractère disparate, puisque dans des régions comme Lyon, elle est de 7 % et de 2 % à Grenoble.

Quelques chiffres importants

Ainsi, entre 2016 et 2017, le niveau de la demande est passé de 2,7 millions à 3,3 millions de m². Dans cette marge non moins importante de surface distribuée, celle de la clé en main a une place de choix. En tenant compte des chiffres rendus publics par le cabinet de conseil immobilier logistique, cette part de l’immobilier en 2017 a occupé un espace de 1,7 million de m². C’est une part qui, à elle seule, correspond à 54 % de la demande totale en superficie.

Dans cette course aux surfaces habitables, les chiffres montrent que la demande des grands espaces occupe une place non moins négligeable. On parle ici des espaces qui atteignent au moins 50.000 m². Pour 16 transactions effectuées, ces espaces font 37 % de la demande totale, soit 1,2 million de m². La tendance est similaire dans une région comme l’Isère. « Fin juin 2017, pas moins de 920 000 ventes ont été effectuées contre 819 000 l’an précédent. C’est un niveau que nous n’avons jamais vu auparavant », explique maître Aurelie Bouvier.

En Isère, le prix moyen des appartements neufs est de 3420 euros le m², ce qui induit une baisse de 3,7 %, contre une augmentation de 1 % pour ce qui concerne le prix de l’ancien qui est ainsi porté à 2070 euros le m². Le prix des logements anciens augmente de 2,1 %. Dans cette folie des records, c’est l’Île-de-France qui reprend la place qui est la sienne dans l’immobilier, la première place.

Les secteurs en perte de vitesse

La région haut-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes n’ont pas véritablement connu des avancées significatives. Alors que la demande était de 420 000 m² en 2016, elle a chuté à 323 000 m² en 2017. Une baisse de performance qui s’explique par le fait que la société Amazon ait pris la décision d’opérer un déménagement vers la Picardie, ce qui a eu pour revers de ralentir le niveau de la demande dans cette zone.

Le son de cloche est le même du côté de Lyon où la demande était à 360 000 m² en 2016. Elle est tombée à 356 000 en 2017. Dans cette atmosphère de gain de chiffre à tous les niveaux pratiquement, l’immobilier secondaire est en chute. En effet, il s’avère qu’il a connu un recul de 13 % en comparaison de son niveau en 2016. Néanmoins, les chiffres enregistrés dans ce domaine ne sont pas si mauvais. On y fait allusion de 920 000 m², ce qui représente tout de même 28 % de la surface totale mise en vente en 2017.

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