représente facebook sur les jeunes

Facebook rassemble à lui tout seul plus de la moitié des internautes au niveau mondial. Dans cette moitié, une bonne partie est jeune et disons même que c’est la tranche la plus active. Les adolescents qui passent une bonne partie de leurs journées sur le réseau social développé par Mark Zuckerberg subissent quoiqu’on dise des effets néfastes de ce réseau social, même si d’aucuns pensent qu’un usage intelligent serait moins dévastateur.

Les effets sur les jeunes

Facebook est jeune, et il ne s’agit pas d’une allusion à son âge, mais à la moyenne d’âge de ceux qui l’utilisent. La frange la plus importante des internautes qui animent ce réseau social est jeune, avec une forte marge d’adolescents. Pour prouver ce que certains pédagogues avaient déjà soupçonné, c’est-à-dire que Facebook a des effets néfastes sur les apprenants, des études ont été menées. Celles-ci ont entre autres prouvé que les élèves qui sont les plus actifs sur Facebook sont aussi les moins productifs en salle de classe. Et ce n’est pas seulement parce qu’ils passent une bonne partie de leur temps sur Facebook tous les jours, mais c’est surtout parce que cela favorise la déconcentration.

Selon une étude menée par Larry Rosen, professeur à l’Université de Californie, les élèves fréquents sur Facebook ne peuvent se concentrer que pendant trois minutes pour des travaux qui doivent en principe durer quinze minutes. Ce qui, bien évidemment, est très insuffisant pour suivre correctement en situation de classe. En outre, un usage intensif de Facebook par ces adolescents a tendance à développer chez eux des comportements narcissiques et égocentriques. Selon Science Daily, un magazine scientifique, les adolescents qui ont développé une addiction à Facebook ont aussi une prédisposition à développer des anomalies comportementales comme « la maniaquerie, la paranoïa, les tendances agressives, les comportements antisociaux et à la consommation d’alcool ».

Titre 2 : Le manque de relations comblé sur internet

Il faut bien le reconnaître, Facebook est l’un des rares réseaux sociaux sur lesquels un enfant peut rapidement devenir populaire, et avoir l’attention des autres rivée sur sa personne. On parle d’E-réputation dans ces cas. Comme on le sait aussi, la période de l’adolescence est tumultueuse, surtout pour des jeunes en quête d’une identité, et encore plus, d’attention. Ainsi, publier des photos ou actualiser leur profil Facebook et espérer avoir par ce biais autant d’attention grâce au système « efficace » du bouton j’aime, galvanise et pousse les un et les autres dans une illusoire acceptation. Cela devient le moyen le plus simple de satisfaire les incertitudes de l’adolescence.

Il apparaît donc que ce système d’acceptation devient un Nouveau Monde (une réalité virtuelle) dans lequel les jeunes s’enferment sans véritablement se soucier de son écho dans le monde réel. Ainsi peuvent aisément naître des jeunes avec plusieurs personnalités. En somme, un usage excessif de Facebook crée chez les jeunes une baisse considérable du niveau intellectuel en raison d’une concentration insuffisante en situation de classe. Mais cela peut aussi être à la base de sérieux problèmes d’ordre psychologiques et psychiques.

La non-maîtrise de la portée de l’outil

En plus de ces dégâts sur la santé mentale des jeunes, il faut souligner que beaucoup parmi eux ne maîtrisent pas vraiment la portée de l’usage de Facebook. C’est une réalité qui se traduit par la publication intempestive de photos, parfois même compromettantes. Or, pour une personne avertie, les photos publiées sur Facebook tombent inévitablement dans le domaine public. Cela dit, elles peuvent être utilisées par d’autres personnes à des fins inconvenantes.

Que faire ?

Si l’on en croit un spécialiste comme le professeur Larry Rosen, l’usage des réseaux sociaux ne doit plus être complètement exclu des situations de classe. Selon lui, les jeunes de cette catégorie ne pensent qu’à leurs petits écrans pendant que l’enseignant s’efforce de donner son cours. Pour ne pas perdre entièrement leur attention, il faudra songer à insérer des minutes à passer sur les smartphones dans les heures de cours. « On sait, neurologiquement parlant, que s’ils ne font pas de pauses dans leur utilisation des nouvelles technologies, les enfants pensent immédiatement à autre chose que ce que leur professeur est en train de leur enseigner. S’ils savent qu’ils auront un “tech break”, ils sont capables d’arrêter ces pensées. “Cela marche incroyablement bien. » Explique-t-il.

Les États et les gouvernements s’accorderont-ils à faire une telle insertion dans les programmes scolaires ? Seul le temps nous fixera.

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